Les miens by Auguste Gilbert de Voisins

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By Ronald Gonzalez Posted on Dec 25, 2025
In Category - Business
Gilbert de Voisins, Auguste, 1877-1939 Gilbert de Voisins, Auguste, 1877-1939
French
I just finished a book that feels like finding a forgotten photograph in an antique shop. 'Les miens' by Auguste Gilbert de Voisins isn't a grand epic—it's something quieter and more intimate. It follows a man looking back on his family, not the famous ancestors, but the ordinary, flawed, and quietly extraordinary ones who shaped him. The real mystery isn't in dramatic events, but in the question we all ask: how did the people who came before us make us who we are? If you've ever wondered about the echoes of your own family's past, this short, thoughtful read might just speak to you.
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TOUS LES EXEMPLAIRES CI-DESSUS SONT RÉIMPOSÉS IN-QUARTO TELLIÈRE. ENFIN, SIX CENT QUATRE-VINGT-DIX EXEMPLAIRES SUR PAPIER ALFA SATINÉ FRANÇAIS, CONSTITUANT PROPREMENT ET AUTHENTIQUEMENT LA PREMIÈRE ÉDITION ET NUMÉROTÉS DE 1 à 660 ET I à XXX. Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays. _Copyright by Bernard Grasset 1926._ A L’UN DES MIENS A MON AMI JULES MARSAN I On est bien, couché dans l’herbe inégalé, on s’y prélasse, dominé par ce large platane qui incite à rêver. Les rêves sont des jeux où l’on reste immobile et qu’il est superflu d’arranger à l’avance, des jeux où l’on n’a nul besoin de compagnons: un plaisir pour soi seul. L’arbre touffu de feuilles nombreuses, le long corridor blanc au bout duquel je m’assieds sur une chaise de paille, le petit salon de bonne-maman, à l’heure où elle lit son journal, les fenêtres ouvertes sur le bois de pins, sur la colline toute en rochers bleus (je ne les voyais pas bleus, d’abord), sur la mer où des bateaux se promènent, voilà les lieux où le rêve, ce jeu pour moi, se développe mieux que partout ailleurs.--Aujourd’hui, je rêve, couché dans la prairie, au pied du platane dont mes parents disent avec un air satisfait: «C’est le plus beau platane du pays». De ce pays, ils n’ont jamais défini au juste l’étendue. Je pourrais monter dans les branches, là-haut, et m’y installer à califourchon, mais il faudrait aller chercher une échelle dans la resserre du jardinier, car le tronc est vraiment trop lisse pour y grimper sans aide... or il fait chaud et l’on est si bien dans l’herbe! ah! si vous saviez comme on est bien!... Non, je reste couché, la tête posée à plat, et je vais me laisser prendre tout doucement par le rêve savoureux qui tombera, je pense, comme un fruit, de l’arbre tutélaire que je contemple par en-dessous. Tout à l’heure, je prétendais que mon rêve est un jeu personnel; pourtant je rêve très volontiers en compagnie, en compagnie de Bianca, par exemple. Elle doit arriver dans quelque temps et je sais qu’aujourd’hui, sa gouvernante étant enrhumée, elle pourra jouer et se promener jusqu’au soir. Il est trois heures; ses parents habitent tout à côté. Elle ne rentrera que pour dîner et se mettre au lit. Bianca est ma camarade préférée: nous nous retrouvons tous les jours ou peu s’en faut, ici, chez ses parents, ailleurs, chez ceux-ci, chez ceux-là. Nous nous entendons parfaitement dans nos jeux. Elle a des qualités rares que j’estime très haut: elle court vite, presque aussi vite que moi, bien que je sois l’aîné; elle s’intéresse à la partie entreprise, elle s’y donne toute entière, comme je fais moi-même, comme ne font pas certains autres. Elle ne pense pas plus à sa robe, quand elle joue, que je ne pense à mes culottes, et si nous rentrons essoufflés, poussiéreux ou tachés de boue, trempés, bien souvent, et en loques, c’est que le tournoi fut animé et que les incidents qui l’illustrèrent témoignaient d’une belle audace digne de nous. Je ne connais à Bianca qu’un défaut grave que j’aime: elle est violente, (gifles, cheveux tirés à pleines mains). Cela me plaît et me donne un droit de riposte. J’en use sans vergogne. Je ne la considère pas encore comme une fille: elle est le camarade en jupes, une alliée, parfois, avec qui je sais m’entendre, souvent une adversaire contre qui je me défends et que je puis attaquer. La voici debout près de moi, le visage illuminé de soleil. «Qu’est-ce que tu fais là? demande-t-elle. --Je t’attendais. --Alors nous allons...

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Auguste Gilbert de Voisins writes with the careful, slightly melancholy tone of someone sorting through old letters. 'Les miens' (which means 'My People' or 'My Own') is his look back at the family he came from, set against the fading backdrop of 19th-century French aristocracy.

The Story

There's no wild plot here. Instead, the book is a series of portraits and memories. The narrator walks us through his childhood home, introduces us to a stern but secretly sentimental grandfather, a witty aunt full of unspoken regrets, and parents whose love was shown in actions, not words. We see family gatherings, quiet conflicts, and the small moments where character is built. The 'story' is simply the process of remembering and understanding these people as individuals, not just as relatives.

Why You Should Read It

This book won't grab you by the collar, but it will gently pull you in. Its power is in the details—the description of a well-worn armchair, the specific way someone pours tea, the weight of a family tradition. Gilbert de Voisins isn't boasting about a grand lineage; he's honestly examining the mix of strength, weakness, love, and disappointment that exists in every family. Reading it made me think about my own 'miens' and the silent inheritance we all carry.

Final Verdict

Perfect for readers who enjoy character studies over fast-paced action. If you liked the quiet atmosphere of Marcel Proust but want something much shorter and more direct, this is your book. It's also a great pick for a contemplative afternoon, especially if you're in the mood to reflect on family, memory, and how the past quietly lives on in us.



🟢 Legacy Content

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Donald Young
1 year ago

Great reference material for my coursework.

Deborah Walker
2 years ago

Finally a version with clear text and no errors.

Melissa Perez
2 years ago

From the very first page, it creates a vivid world that you simply do not want to leave. Exceeded all my expectations.

Patricia Nguyen
5 months ago

Comprehensive and well-researched.

Lisa Jackson
1 year ago

Amazing book.

5
5 out of 5 (19 User reviews )

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