Oeuvres complètes, tome 4 by Laurence Sterne

(17 User reviews)   4335
By Ronald Gonzalez Posted on Jan 11, 2026
In Category - Economics
Sterne, Laurence, 1713-1768 Sterne, Laurence, 1713-1768
French
Hey, have you ever opened a book and felt like the author was winking at you from across the centuries? That's Laurence Sterne in this fourth volume of his complete works. Forget everything you know about how a story 'should' be told. This isn't just a collection of 18th-century writing; it's a playful, chaotic, and deeply human experiment. Sterne throws out the rulebook. He interrupts his own sentences, draws silly diagrams, and leaves whole pages blank, all while exploring the biggest questions about life, love, and time. It’s bizarre, it’s brilliant, and it feels startlingly modern. If you're tired of predictable plots and want to meet one of literature's first true rule-breakers, this is your invitation.
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. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Je n'ai rien, mon bon-homme, lui dis-je.--C'étoit à un vieillard couvert de haillons, qui s'étoit avancé jusqu'à deux pas de la portière, son bonnet de laine rouge à la main.--Son geste et ses yeux demandoient, sa bouche ne parloit pas.--Il avoit un chien qui tenoit, ainsi que son maître, ses yeux fixés sur moi, et qui sembloit aussi solliciter ma charité.-- Je n'ai rien, dis-je une seconde fois.--C'étoit à-la-fois un mensonge et un acte de dureté.--Je rougis de l'avoir dit.--Mais, pensai-je en moi-même, ces pauvres sont si importuns!--Celui-là ne le fut pas.--Dieu vous conserve, dit-il;--et il se retira humblement. Ho-hé, ho-hé!--vîte--les chevaux.--C'étoit la berline qui venoit d'arriver. Les postillons coururent. Le bon vieillard et son chien s'approchèrent, n'obtinrent rien, et se retirèrent sans murmure. Celui qui vient d'avoir un tort, seroit fâché de rencontrer quelqu'un qui, à sa place, ne l'auroit pas eu. Si les voyageurs de la berline eussent donné au pauvre, je crois que j'en aurois senti quelque peine.--Après tout, dis-je, ces gens-là sont plus riches que moi; et puisque... Bon Dieu! m'écriai-je, leur dureté excuseroit-elle la mienne? Cette réflexion me mit mal avec moi-même.--Je cherchai des yeux le pauvre, comme si j'eusse voulu le rappeller.--Il s'étoit assis sur un banc de pierre, son chien vis-à-vis de lui, et la tête appuyée entre les genoux de son maître, qui le flattoit de la main, sans lever les yeux de mon côté. Sur le même banc je vis un soldat, que ses souliers poudreux annonçoient pour un voyageur. Il avoit posé son havresac sur le banc, entre le pauvre et lui, et par-dessus son havresac il avoit mis son épée et son chapeau.--Il s'essuyoit le front avec la main, et paroissoit reprendre haleine pour continuer sa route.--Son chien (car il avoit aussi son chien) étoit assis par terre à côté de lui, regardant les passans d'un air fier. Ce second chien me fit mieux remarquer le premier, qui étoit noir, fort laid et à moitié pelé; et je m'étonnois que le vieillard, réduit à la dernière misère, voulût ainsi partager avec lui une subsistance rare et souvent incertaine.--L'air dont ils se regardoient tous deux, m'éclaira sur-le-champ.--«O de tous les animaux le plus aimable et le plus justement aimé, m'écriai-je en moi-même!--C'est toi qui es le compagnon de l'homme,--son ami,--son frère.--Toi seul lui restes fidèle dans le malheur!--Toi seul ne dédaignes pas le pauvre... Si l'habitude de vivre auprès du riche ne t'a pas corrompu!--Ce bon vieillard méprisé, délaissé, rebuté par le monde entier, trouve en toi un ami qui l'accueille, et qui lui sourit:--et sur le lit de paille qu'il partage avec toi, sa misère lui paroît moins affreuse, il n'est pas seul au monde tant que tu lui restes encore.» En ce moment une glace de la berline se baissa, et il en tomba quelques débris de viandes froides, avec lesquelles les voyageurs venoient de déjeûner. Les deux chiens s'élancèrent.--La berline partit: un seul chien fut écrasé.--C'étoit celui du pauvre. Le chien jetta un cri,--ce fut le dernier. Son maître s'étoit précipité sur lui.--Son maître dans le plus sombre désespoir! Il ne pleuroit point. Hélas! il ne pouvoit pleurer.--Mon bon-homme, lui criai-je.--Il retourna douloureusement la tête. Je lui jettai un écu de six francs.--L'écu roula à côté de lui sans qu'il s'en mît en peine. Il ne me remercia que par un mouvement de tête affectueux; et il reprit son chien dans...

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This fourth volume collects more of Sterne's wild and wonderful work, primarily from his masterpiece, The Life and Opinions of Tristram Shandy, Gentleman. Trying to explain the 'plot' is a bit of a joke, which Sterne would love. The book is the life story of Tristram Shandy, but he gets so distracted by digressions, philosophical musings, and the exploits of his eccentric family (like his Uncle Toby's obsession with reenacting battles on his lawn) that he barely gets himself born by the end. The story isn't about what happens next; it's about the hilarious, meandering journey of thought itself.

Why You Should Read It

You should read this because Sterne makes you an active participant in the story. When he leaves a page black for mourning or draws a squiggly line to show the flow of the narrative, he's pulling you into the joke. Beneath all the chaos, there's a warm heart. His characters, especially the gentle Uncle Toby, are some of the most lovingly drawn in all of literature. Sterne understood that our minds don't work in straight lines, and he captured that messy, associative, and deeply funny process on the page over 250 years ago. It's a celebration of human imperfection.

Final Verdict

This is perfect for anyone who thinks classic literature is stuffy or serious. It's for readers who love Monty Python's absurdity, the playful meta-fiction of writers like Kurt Vonnegut, or anyone who's ever gotten lost in a delightful tangent. It’s not a quick, easy read—it demands you play along—but the reward is a uniquely joyful and insightful friendship with one of history's most original minds. If you enjoy books that break the fourth wall, this is where it all began.



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This work has been identified as being free of known copyright restrictions. It is now common property for all to enjoy.

Sandra Jackson
11 months ago

Text is crisp, making it easy to focus.

Karen Hernandez
1 year ago

I had low expectations initially, however the plot twists are genuinely surprising. I couldn't put it down.

Logan Thompson
1 year ago

I stumbled upon this title and it manages to explain difficult concepts in plain English. I couldn't put it down.

Joshua Jones
5 months ago

After hearing about this author multiple times, the arguments are well-supported by credible references. Thanks for sharing this review.

Sandra Allen
1 year ago

Without a doubt, it challenges the reader's perspective in an intellectual way. I will read more from this author.

4.5
4.5 out of 5 (17 User reviews )

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