Mes cahiers rouges au temps de la Commune by Maxime Vuillaume

(13 User reviews)   7167
By Ronald Gonzalez Posted on Dec 25, 2025
In Category - Economics
Vuillaume, Maxime, 1844-1925 Vuillaume, Maxime, 1844-1925
French
Hey, have you heard about this incredible first-hand account of the Paris Commune? It's not some dry history book—it's the actual diary of a young journalist who was right there in the middle of it all in 1871. Maxime Vuillaume wrote these notes in red-covered notebooks while hiding from government troops, and they survived. He gives us the street-level view: the hope, the chaos, the barricades, and the terrible end. It feels like you're reading a secret, urgent message from the past. If you want to understand what revolution actually looks and feels like from someone who lived it, this is your book.
Share

Read "Mes cahiers rouges au temps de la Commune by Maxime Vuillaume" Online

This book is available in the public domain. Start reading the digital edition below.

START READING FULL BOOK
Instant Access    Mobile Friendly

Book Preview

A short preview of the book’s content is shown below to give you an idea of its style and themes.

originale. Les erreurs manifestes de typographie ont été corrigées. Les corrections de l'errata de la page 430 ont été prises en compte. La ponctuation a pu faire l'objet de quelques corrections mineures. Mes Cahiers Rouges AU TEMPS DE LA COMMUNE _Tous droits de traduction et de reproduction réservés pour tous pays y compris la Suède, la Norwège, la Hollande et le Danemark._ _S'adresser, pour traiter, à la Librairie_ PAUL OLLENDORFF _50, Chaussée d'Antin, Paris_ MAXIME VUILLAUME Mes Cahiers Rouges AU TEMPS DE LA COMMUNE [Illustration] CINQUIÈME ÉDITION PARIS SOCIÉTÉ D'ÉDITIONS LITTÉRAIRES ET ARTISTIQUES _Librairie Paul Ollendorff_ 50, CHAUSSÉE D'ANTIN, 50 Tous droits réservés. IL A ÉTÉ TIRÉ A PART _quinze exemplaires numérotés à la presse_. SAVOIR: _5 exemplaires sur papier de Chine, 10 exemplaires sur papier de Hollande._ _A_ _LUCIEN DESCAVES_ _Ces pages sont dédiées_ UNE JOURNÉE à la Cour Martiale du Luxembourg I _déroute_ Mercredi 24 mai 1871, six heures du soir. En face de l'hôpital de la Pitié. Le Panthéon est occupé. Les fédérés descendent, sombres, poussiéreux, l'uniforme ouvert... --Trahis! Nous sommes trahis! Montmartre est pris... Montmartre est occupé depuis la veille au matin. Et ce sont ses obus, les obus pris par l'armée, qui criblent le quartier. La nouvelle a été démentie. Impossible de se tromper maintenant. L'heure des bulletins enthousiastes a fini de sonner. --J'en ai assez, crie un artilleur. Voilà trois jours que je me bats... Et, montrant sa vareuse trouée et souillée: --C'est pourtant pas que j'aie peur, allez... Mais nous sommes foutus. Plus de chefs... Tristement, l'homme baisse la tête. Il arrache à la hâte la large bande rouge de son pantalon, qui peut le dénoncer. Peine inutile. La Cour martiale, si mince galon qu'il ait conservé, l'infortuné, l'attend. Les mitrailleuses cahotent sur le pavé de la rue Lacépède, traînées par les combattants. On a abandonné les chevaux là-haut. Enfin, tout a défilé. Voici encore des civières, devant lesquelles s'ouvre le portail de l'hôpital. Deux ou trois internes sont là. L'un d'eux, à chaque entrée, soulève le drap blanc. Je m'approche. L'interne jette sur moi un regard angoissé. Je crois bien qu'il m'a parlé de Saint-Sulpice, d'où quelqu'un arrive, et où l'on a tout passé par les armes: prisonniers réfugiés dans la cour du séminaire, blessés cloués sur leur lit d'ambulance, pêle-mêle avec le médecin.[1] [1] Ce même jour, mercredi 24 mai, à midi et demie, le docteur Faneau, qui, avec son confrère L. de Franco, était à la tête de l'ambulance établie au séminaire de Saint-Sulpice, avait été passé par les armes, avec quatre-vingts fédérés blessés. La fusillade a cessé. Le quai est toujours à nous. Si nous nous reposions? Depuis deux jours je n'ai pas eu une minute de sommeil. Le matin, j'ai voulu m'étendre sur le balcon d'une maison amie, rue Gay-Lussac. Les balles m'en ont délogé. Je me suis assis à l'intérieur sur un canapé. Et voici encore qu'un projectile, trouant la vitre, est venu siffler à mon oreille, s'enfonçant dans la reliure d'un livre de la bibliothèque. Il m'a semblé que cela venait du clocher de l'église Saint-Jacques... Méfiez-vous, en ces jours de lutte, des clochers. _pantalons rouges_ Si nous entrions dans ce petit hôtel, proche de la fontaine Cuvier... Nous sommes là cinq ou six qui avons fait le même projet. Dix heures. Tout est toujours silencieux. Certainement la troupe a, elle aussi, besoin de bivouaquer après la bataille. Nous avons la nuit devant nous. Et je ronfle comme quelqu'un qui n'a pas dormi depuis deux jours... Je ronfle avec une telle sérénité qu'il est cinq heures à ma montre de cuivre--je reparlerai de cette montre--lorsque le...

This is a limited preview. Download the book to read the full content.

Forget the statues and the history textbooks for a minute. Mes cahiers rouges drops you right onto the cobblestones of Paris in the spring of 1871. After France loses a war with Prussia, the people of Paris, tired of a government they feel abandoned them, take over their own city. They set up the Paris Commune, a radical experiment in self-rule that lasts for just over two months.

The Story

This isn't a novel with a neat plot. It's a collection of moments, written day by day by Maxime Vuillaume, a 26-year-old journalist and true believer. He works for a Communard newspaper, so he's in the thick of it. His "red notebooks" capture everything: the passionate speeches, the frantic organizing, the shortages, and the jokes shared on the barricades. Then, as the French army moves in to retake Paris, the entries get darker. He writes about the brutal street fighting—known as the "Bloody Week"—and his own desperate scramble to escape execution, all while trying to keep his precious notebooks safe.

Why You Should Read It

What got me was the raw, unfiltered humanity. Vuillaume isn't a perfect hero; he's a passionate, sometimes naive young man caught in a whirlwind. You feel his hope when the Commune begins and his crushing despair as it falls. He doesn't just give you facts; he gives you the smell of gunpowder, the taste of bad bread, and the sound of arguments in crowded meeting halls. It makes a huge historical event feel intimate and painfully real.

Final Verdict

Perfect for anyone who loves personal diaries, eyewitness history, or stories of political upheaval. If you enjoyed the feel of Les Misérables but wanted the real, unvarnished report from the streets, this is it. It's a gripping, heartbreaking, and utterly unique look at a city—and its people—trying to change the world against impossible odds.



ℹ️ Usage Rights

The copyright for this book has expired, making it public property. Share knowledge freely with the world.

Amanda Clark
7 months ago

Finally found time to read this!

Ethan Clark
3 months ago

After hearing about this author multiple times, the author's voice is distinct and makes complex topics easy to digest. I would gladly recommend this title.

John Allen
1 year ago

Recommended.

George Martinez
7 months ago

Having read this twice, it provides a comprehensive overview perfect for everyone. I will read more from this author.

William Garcia
1 year ago

I have to admit, it creates a vivid world that you simply do not want to leave. Don't hesitate to start reading.

4.5
4.5 out of 5 (13 User reviews )

Add a Review

Your Rating *
There are no comments for this eBook.
You must log in to post a comment.
Log in


Related eBooks